Beranger Pierre Jean

Poète Chansonnier Député


Infos générales

Dates clés

Naissance :
19 Août 1780 - PARIS
Mort :
16 Juillet 1857 - PARIS

Situation

28ème Division 4ème Ligne Chemin du Dragon même monument que le député MANUEL

Décoration

Biographie

Peu choyé par sa mère qu'il encombre dans sa vie "peu réglée". Son père, courtier chez un agent de change, le supporte difficilement. L'accouchement ayant été pénible avec recours aux fers il dira : "rien ne m'a été facile, même pas ma naissance". Très vite il est envoyé chez sa tante, Madame MERLOT qui tient un cabaret près de PERONNE, à FLAMICOURT.

1785 Son père ayant rééquilibré ses affaires, il devient avocat et fait revenir son fils à PARIS. En pension chez l'Abbé CHANTEREAU Rue des Boulets, il est peu brillant ; à la distribution des prix il obtient celui de sagesse.

1789 Du toit de l'école il assiste à la prise de la Bastille.

1790 Retour chez sa tante qui le place chez un imprimeur qui lui apprend l'orthographe et à versifier.

1795 Son père qui désormais se fait appeler Comte de BERANGER de MERSIX le rappelle à Paris pour tenir le cabinet de lecture qu'il a ouvert Rue Saint-Nicaise.

Son père est Royaliste, lui Bonapartiste. Il applaudit au 18 Brumaire mais "néglige" de répondre à l'appel pour s'inscrire sur les contrôles d'enrôlement.

1799 Il vient de fermer les volets du salon de lecture le 24 Décembre quand explose la machine infernale.

1800 Il adresse à Lucien BONAPARTE ses premières compositions : "le Déluge ‘’ le rétablissement du culte" Il est invité par Lucien enthousiasmé qui, pour l'aider, abandonnes-en sa faveur son traitement de Membre de l'Institut. En 1833 BERANGER lui dédira encore son dernier recueil de poésies.

1809 Sur recommandation d'ARNAULT, le poète, FONTANES lui propose deux postes dans son Ministère ; il prend celui d'expéditionnaire 1.000 Frs au lieu de 3.000 mais avec plus de temps libre.

1813 Début de sa grande célébrité avec "les Gueux" "le Roi Yvetot". Elu au CAVEAU ou il trouve DESAUGIERS, le Chevalier de PIIS, ARNAULT, WILHEM, DEBRAUX — réunion le 20 de chaque mois au ROCHER DE CANCALE.

1815 Première chanson d'opposition : Si l'on est Prussien en Prusse en France soyons Français Puis : "le marquis de Carabas" "le vieux drapeau" etc..... Dès lors sa popularité est immense.

1821 "La vivandière "les Adieux à la gloire" "le cinq Mai" lui valent d'être destitué de son emploi. Le 8 Décembre Il est incarcéré à la FORCE et doit payer 5000 Frs d'amende. Il devient l'ami du Député MANUEL près de qui il demandera à être enterré, l'ami du banquier LAFFITE.

1828 Le 10 Décembre emprisonné à Sainte-Pélagie et condamné à 100.000 Frs d’amende qui seront payés par une souscription nationale.

1830 Par opposition aux BOURBON il est favorable aux ORLEANS.

1848 Inscrit par ses amis sur les listes, il est élu député avec le plus grand nombre de voix 204.471 mais il démissionne disant "n'est-il pas sage quand tant de gens se prétendent propres à tous de reconnaître qu'on est pr0pre a rien".

1854 Pauvre, malade, l'Impératrice EUGENIE cherche discrètement à l'aider mais l'apprenant, il refuse.

1857 Il meurt entouré de THIERS et de Victor COUSIN en demandant que seuls les proches suivent son cercueil. NAPOLEON III décide que les obsèques seront nationales.

Une foule immense sur les trottoirs regarde passer le convoi. STENDHAL constate "le plus grand poète du siècle est mort".

Autant que le MEMORIAL de SAINTE-HELENE l'œuvre de BERANGER a fait naître la Légende Napoléonienne. Chacun connaissait :

— "les souvenirs du Peuple"..... On parlera de sa gloire

Sous le chaume bien longtemps l'humble toit dans cinquante ans ne connaîtra plus d'autre gloire.

Référence

Biographie des Contemporains ARNAULT

Dictionnaire NAPOLEON J. TULARD

Dictionnaire de Biographie d'AMAT

BERANBER R. VIDAL

Ce bon M. BERANGER Jean des VALLIERES